Le Grand Piège des Protéines Animales: BIO et LOCAL

Beaucoup de gens voient les atrocités de l’exploitation des animaux et pensent que cela se produit seulement dans les processus industriels de masse. S’ouvre alors le grand piège du BIO et du local pour revenir au fantasme des petites exploitations avec des vaches et des poules heureuses en plein air sur de la pelouse bien verte et le mythe des aliments d’origine animale bons pour la santé. Puis tant qu’à faire local, autant aller chercher nos animaux morts et sécrétions de vache d’une ferme dont on connaît bien le propriétaire et à qui ont fait confiance. C’est l’histoire classique de celui ou celle qui fait ses premiers pas dans la prise de conscience des problématiques de l’exploitation animale, ça a été mon cas.

L’intention est bonne mais je vais vous faire gagner du temps.
Voici ce qu’il se passe en réalité quand on consomme des produits d’origine animale BIO ou locaux:

1. Sur le plan éthique
2. Sur le plan de la santé
3. Sur le plan environnemental

1. Sur le plan moral et éthique

En bio, en local, ou sur même sur sa propre ferme, de l’esclavage reste de l’esclavage, les maîtres esclavagistes gentils n’enlèvent rien à la brutalité de l’esclavage et de l’exploitation.

Tuer bio, local, industriel, hallal, kosher, AOC, label rouge, etc…ça reste tuer aussi.

Pour vraiment comprendre pourquoi il y a un gros problème éthique considérez ceci:
Imaginez que vous héberger chez nous deux femmes humaines. Paulette (avatar humain d’une poulette), et Marguerite (avantage humain d’une vache).
Vous êtes gentil•l•es avec elles et vous les aimez beaucoup. Vous les aimez tellement, que vous faites en sorte qu’elles arrivent jamais à sortir de votre maison ou de votre jardin: clôtures, grillage, la totale.
Vous possédez maintenant ces deux femmes.
Imaginez maintenant que vous allez manger les produits protéinés du cycle menstruelle de Paulette. Après tout elle jette tout ce qui est infécond et qui sort de son corps par le trou de la vie, et il parait que c’est nutritif…
C’est ce qu’on fait avec les poules, les œufs étant leur menstruat, c’est à dire ce qui résulte du cycle menstruel: les règles + des œufs miniscules chez les femmes humaines, des œufs chez les poules.

Marguerite, que vous avez probablement “aidé” à tomber enceinte, vient d’avoir un enfant, ses seins sont énormes. Imaginez que l’adulte que vous êtes pousse le bébé de Marguerite (à qui le lait de sa mère est dédié) et que vous prenez votre tétée régulière sur le sein de Marguerite.

Vous viendrait-il aussi à l’esprit d’attendre que nos convives Marguerite et Paulette meurent pour les manger, ni de les manger avant qu’elle deviennent malades.
C’est pourtant ce qu’on fait avec les animaux même dans le contexte le plus idyllique qui soit: des poules “libres” qu’on aurait dans notre jardin, ou d’une vache qu’on bichonne sincèrement sur une petite ferme toute mignonne.

J’ai pas mentionné que Paulette et Marguerite sont le fruits de croisements génétiques sur des siècles pour qu’elles aient une ponte prolifique et un production de lait hors-norme. Des organismes “naturellement” génétiquement modifiés. Des Frankenstein. Arrêtons de faire se reproduire et de profiter  de ses animaux dont l’esclavage est inscrit jusque dans leurs gènes. Une fois nés, ces animaux sont destinés à souffrir à cause d’un système reproductif rendu anormalement actif pour satisfaire des exigences commerciales.
Les bichonner ne changera rien, bichonne-t-on vraiment une femelle à qui on va tâter les mamelles alors qu’elle n’a pas de voix pour dire si elle est consentante ou pas? Un peu de raison! Foutons leur la paix une bonne fois pour toute.

“Oui mais une vache a mal aux mamelles si on la trait pas.”
Faux. ça c’est quand dans l’industrie du lait, quand on a séparé et tuer le vaux qui était censé boire le lait et éviter naturellement une accumulation de lait et les douleurs qui vont avec.

“Oui mais une vache ça produit du lait, faut bien en faire quelque choses sinon franchement c’est du gaspillage.”
Les vaches comme les humains ont besoin d’être enceintes pour produire du lait., ça se fait pas tout seul. Comme les humains elles sont pas là pour “donner du lait” mais pour allaiter leurs enfants. 100% de ce lait est pour le bébé, personne d’autres, et certainement pas un adulte qui a arrêté le sein depuis très longtemps.

2. Sur le plan de la santé

C’est la plus grosse erreur que fait le grand public.
Dans l’esprit du/de la consomma-teur-trice lambda, bio veut dire meilleure santé et on nous le vend comme ça.
Dans la réalité le bio, qui n’est pas que le rejet des produits chimiques mais surtout un ensemble de pratiques agricoles, cherche avant tout à résoudre des problèmes environnementaux (biodiversité, pérennité de la constitution minérale et de la vie biologique des sols…) et politiques (regain de liberté du fermier: réutilisation de la graine, non-dépendance aux semenciers et aux firmes de pesticides, engrais, etc). Statistiquement parlant, le BIO pour la santé du grand public est un mythe.

Manger des protéines animales BIO pour une meilleure santé, c’est un peu comme fumer des cigarettes, mais attention…des cigarettes de tabac BIO s’il vous plaît!
C’est exactement pareil.

Mais le Roundup ça peut pas être bon pour la santé?! Et les antibiotiques systématiques dans la viande? Et tous ces agriculteurs atteints de cancers?!
Bah oui, je suis d’accord. Mais tout est relatif: il y a davantage de lait cancérigène dans le lait qu’il n’y a de pesticides, et il y a davantage de viande cancérigène dans la viande qu’il n’y a d’antibiotiques.

C’est principalement la santé des travailleurs agricoles et des gens qui vivent à proximité immédiate des champs parce que c’est eux qui sont exposés aux hautes doses, en encore, le risque relatif est minime par rapport au risque de base qui consiste à manger une alimentation carnée.

Même bio, ou local, ou “fait maison” la consommation de produits d’origine animale reste extrêmement néfaste à la santé. La diminution du risque de maladie est futile par rapport au gain de santé phénoménal qui consiste à ne plus consommer d’aliments d’origine animale.
Le seul avantage, minime et non-radical, n’est pas à cause du bio mais à cause du prix: Comme les fumeurs qui fument moins quand les taxes sur les cigarettes augmentent, les personnes dédiées à manger du bio ont probablement tendance à en consommer moins à cause du prix.

Pourquoi quasiment aucun bénéfice de santé avec le BIO animal?

Parce que fondamentalement, en bio ou pas:

  • la composition d’une cellule de muscle ou d’organe animal reste la même avec tous les problèmes que ça pose quand on met ça dans un corps humain.
  • les protéines animales contiennent toutes des amino-acides sulfurés, cause fondamental du lien entre protéines animales et cancer.
  • les protéines animales sont anaboliques chez l’humain, elles augmentent la fabrication de facteurs de croissance qui font la promotion de cancers, et accélèrent le vieillissement.
  • il y a inévitablement des hormones bien naturelles qui sont des perturbateurs endocriniens pour l’humain de toute façon
  • des protéines étrangères au corps humain que le système immunitaire va combattre en permanence entraînant des réactions auto-immunes.
  • le fer (heme) d’origine animale va causer des toxicités en fer et une oxydation dans la paroi intestinale
  • notre flore intestinale qui décompose  les protéines animales est putréfactive, pathogène et cause d’inflammation.
  • la composition du lait va contenir de toute façon de la caséine cancérigène, des doses fortes d’œstrogène bovin, etc…
  • le lait va causer de toute façon une ostéoporose, des allergies, des réaction auto-immunes etc…

Bon…la liste est très longue mais je vais m’arrêter là.

Visionnez le documentaire Forks Over Knives. En Français c’est “La Santé Dans L’assiette” (avec le Dr. T. Colin Campbell) pour plus de détails.

3. Sur le plan environnemental

Une vache qui pète reste une vache qui pète! Enfin…une vache qui rote parce que le méthane responsable de gaz à effet de serre que les vaches émettent est principalement roté.

Les animaux où qu’ils soient urinent, défèquent, consomment des antibiotiques, même en bio, même sur des petites exploitations “toutes mignonnes”.

Ces déchets sont retrouvés dans les nappes phréatiques (eau de boisson humaine) et tuent la biodiversité dans les sols et dans les cours d’eau.

Donc si vous retirez votre pollution indirecte de la production de masse pour la diluer un peu partout sur le territoire, cela ne fait que déplacer le problème plutôt que le résoudre. Il y aura toujours autant de méthane, de nitrates, etc.

Le Bilan

L’ampoule n’a pas été inventée par améliorations successives et incrémentales de la bougie. Le néon n’a pas été inventé par des petites modification sur une ampoule à filament.

Si vous cherchez à améliorer votre santé, la conditions des animaux, et réduire votre impact sur l’environnement, il ne sert à rien de chercher le meilleur moyen de faire quelque chose qu’il nous faut abandonner.

L’esclavage modéré, la pollution raisonnée, le génocide avec dignité, le suicide alimentaire modéré ne sont pas des solutions.

Je vous encourage à voir la réalité en face, et à adopter le plus directement possible, parce qu’il y a urgence, une alimentation végétale et un style de vie végane.

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