Challenge Projets d’Entreprendre, quelques conseils

Article dernièrement mis à jour le 30/03/2007, à 8h11 (heure française).

Monter un Business Plan (BP) solide, en une semaine, ça relève en effet du Challenge. Comme toujours, c’est systématiquement à la fin qu’on se rend compte de ce qu’on aurait du faire. Pour une fois, grâce à l’article du free electron two thousand and seven là, vot’ Business Plan là, il va être pas mal bien bon, tabernac !

Ayant participé au Challenge Projets d’Entreprendre 2007 (CPE pour les intimes), j’ai quelques conseils à formuler aux prochains intrepreneurs et intrepreneuses. (Il va falloir que je ré-édite cet article tous les deux ans, pour adapter le jeu de mot aux nouveaux noms de l’INT…oups Telecom & Management SudParis, au temps pour moi…)

Comme l’organisation du Challenge est probablement amenée à changer régulièrement, je vais rappeller le fonctionnement du CPE 2007.

Fonctionnement (en bref) du CPE 2007

Les préliminaires :
Les équipes allaient de 5 à 8 personnes. L’ouverture du Challenge s’est faite 4 semaines avant la semaine officielle du Challenge. Il était dès lors possible de constituer les équipes. Au début de la semaine du Challenge, il a fallu se connecter sur une plateforme, entrer la composition de l’équipe et l’activité proposé. Les équipes étaient reparties en 4 poules +/- au hasard. Puis c’est parti pour une semaine de folie !

Les choses sérieuses :
Entretiens avec des conseillers en gestion/droit (profs de droit, patrons de start-up, VIP de l’INT, anciens, cadres…) OU des conseillers techniques (enseignants chercheurs, ingénieurs…), participation à des séminaires de formation, et biensur rédaction, soumission, et (pour les plus “chanceux”) défense orale (présentation) du Business Plan .

Objectif :
Être parmi les 3 premiers de sa poule (finaliste), et si possible le meilleur de la poule (lauréat)…et SI POSSIBLE ENCORE, le préféré du jury (Prix Coup de Cœur) parmi ces 4 lauréats. Notre équipe (équipe PartyCast, dont je salue chaleureusement tous les membres) a eu cette formidable opportunité d’atteindre le sommet de la compétition, à savoir ce très prisé Prix Coup de Cœur. Elle était constituée de : Tanguy Yu, Antoine Peltier (les initiateurs), Alice De Queylard, Elena Bravo, Samrech Lao (de l’IIE), et moi même (les recrues).
Donc ça c’est plutôt bien passé pour nous. Une chose est sure : ça ne tombe pas du ciel ! Avec un peu de recul maintenant il devient possible de comprendre +/- les facteurs qui ont contribué à cette réussite. C’est donc avec plaisir que je partage mes conseils et retours en me basant sur ce vécu pour le moins agréablement mémorable.

Contexte

Tanguy et Antoine, avaient déjà l’idée qui leur trottait en tête depuis un petit moment. Ils avaient fait un certain nombre de recherches préliminaires, et s’étaient fait les dents sur le concours Petit Poucet.

“Roh c’est pas juste, c’est de l’anti-jeu.”

Réaction typique. Toutefois, le Challenge n’est pas un secret. Les admissibles connaissent parfois son existence avant même d’intégrer l’INT. Si vous deviez présenter une idée au Challenge, ne prendriez-vous pas une sujet que vous connaissez bien, voire une idée que vous aimeriez voire développée depuis longtemps ?
Donc premier conseil : Plus vous vous y prenez tôt, plus vous vous documentez, plus vous avez de chances.

Recrutement

Haha!…sans doute le point le plus important de tous.
Recrutement à éviter de toute urgence :

  • Recrutement sur classement : Les premiers de promos sont les plus sérieux et parfois bosseurs (je salue chaleureusement les premiers de promos 🙂 ). Mais il sont (presque par définition) ni les plus créatifs, ni ceux qui sont le plus à même de travailler en équipe. Si vous êtes un pougne et que cette déclaration vous choque, j’ai deux choses à rajouter : J’ai quand même connu quelques exceptions qui se reconnaîtront, mais croyez-moi, ils (ou elles…) sont RARES. Donc ne pas confondre implication et forte corrélation. Par ailleurs ceci n’est pas un jugement personnel, c’est une compilation recoupée à maintes reprises, dont la source est directement ces gens qui majorent et qui au cours de conversations avancées m’avouent franchement qu’ils peuvent travailler dur et apprendre, mais difficilement être créatif et curieux.
  • Recrutement “Mes Meilleurs Amis” : il y a 99% que vous vous “bouffiez la gueule” à un moment ou à un autre. Nombreuses sont les histoires racontant que travailler avec quelqu’un qu’on ne connaissait que comme ami récréatif peut créer un certain nombre de conflits car “c’est pas la même personne quand il s’agit d’être sérieux” ou que “Je l’adorais comme ami(e) mais c’est un mauvais(e) professionnel(lle), il (elle) doit toujours avoir raison blablabla…du coup on est plus très potes”. Donc en bref, pour reprendre un conseil de Jacques Arlotto (L’élégant et unique spokesman du Challenge) : évitez quand même de perdre vos amis !
  • Recrutement “Sur Trombi” 🙂 Ça fait plaisir aux yeux du jury c’est sur…donc bien pensée…mais faut pas compter dessus.
  • Le Recrutement “…OU PAS” : Si cette phrase est vraie quand vous la prononcez, inquiétez vous! : “Je savais vraiment pas avec qui me mettre, du coup le jour de la deadline pour la saisie en ligne du projet, on a formé une équipe avec des gens…qui….savaient vraiment pas avec qui se mettre…et qui du coup…ont formé une équipe avec des gens qui…etc, etc. Personne ne se connaît, c’est grave Docteur ?”. A cela je réponds : “Je ne sais pas, mais ça n’a pas l’air d’être le cas idéal !”.

Votre objectif doit être :

  • De mixer des COMPÉTENCES. Adorer aller en boite de nuit a été pour les concerné(e)s une vraie compétence dans notre équipe. Donc Open Yourh Mind to Ze Meaning of Ze Word COMPÉTENCE. Ces compétences doivent être en rapport avec votre sujet, et aussi COM-PLE-MEN-TAIRES, pour éviter tout doublon et donc conflit d’intérêt, désaccords de deux points de vue d’experts sur des broutilles…et d’autres trucs moyennement funky qu’on a tous vu au Challenge…
  • Travailler avec des gens qui aiment travailler en équipe (ou du moins qui ne détestent pas). Comme en pratique, chacun bosse sur son truc, la plupart des interactions “de groupe” vont concerner des sujets “de groupe”. J’entends là que vous discuterez rarement (ou de manière très synthétique) de votre travail personnel, ce sera plus comment se répartir les séminaires et les consultations, puis se mettre d’accord sur la rédaction du Business Plan (BP), la mise en page de la présentation…Des choses très bêtes sur lesquelles il est très facile de se (encore une expression bien de chez moi) “bouffer la gueule” quand on est avec des gens atteints d’un “important lack of team-work disposition & social skills”…pour être politiquement correct.

Au début je n’avais pas l’impression que le recrutement qui avait été fait dans mon équipe était particulièrement pertinent pour diverses raisons…bien qu’ils s’y s’ont pris biiiieeeen à l’avance ces malins ! Clairement, j’ai eu tort. C’est l’équipe la plus performante avec qui j’ai jamais travaillé. C’était aussi la première fois que je travaillais avec des gens au moins aussi motivés que moi, je m’en suis bien assuré avant de les rejoindre. AH OUI : Une règle d’or assez vraie : le temps que vous passerez à convaincre des gens de se joindre à votre projet est INVERSEMENT PROPORTIONNEL à la motivation qu’ils auront.

Choisir un sujet gagnant

Pour une raison que j’ignore, beaucoup d’équipes ont choisi des sujets en rapport avec la restauration. Comme quoi on est bien attaché à notre gastronomie ! En tout cas, je regrette franchement que le jury n’ait pas fait justice à la noblesse de ce sujet qui me tient tant à cœur 🙂

Le choix du sujet est déterminant, il peut ne pas être facile. Une chose facile en revanche est de se ruer sur un sujet mort-né…comme j’allais certainement le faire si mon équipe n’avait pas déjà un projet à proposer. Enrichi de la phase post-Challenge, et d’une investigation désormais quotidienne dans les facteurs de réussite des Success Stories, je vous propose quelques conseils à NE PAS SUIVRE si vous voulez gagner. Par dérision j’ai intitulé cela comme suit, j’invite sincèrement se sentir indifférentes (voire a sourire un peu) les ex-équipes qui se reconnaitront dans ce descriptif des choses à ne pas faire. Je n’ai absolument aucun mépris à leur égard. Mon unique but est de donner un maximum de conseils, et comme c’est long…bah une ptzite djowke ou deux lo rendront la lectzure mwè pèèèèènibl lo, voyons, faut avoir dzu fun un peuuw lo !

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
COMMENT PERDRE LE CHALLENGE ?
Mode d’emploi
~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

CAS #1 : LE PROJET QUI VA GAGNER LE CHALLENGE GRÂCE A UN PRODUIT TECHNIQUE

Les sujets reposants sur la commercialisation d’un dispositif ou d’une invention essentiellement technique sont à bannir je pense. A moins d’avoir eu un brevet (ou un prototype) comme ça a été le cas dans une équipe lauréate. C’était la deuxième fois de ma vie que je rencontrait une étudiante ayant obtenu un brevet, pourtant j’en ai vu des gens très brillants. Moralité : C’EST RARE. Si vous êtes partant pour un produit technique, sachez que le jury vous questionnera automatiquement sur la faisabilité. Même chose pour les logiciels, ne présentez pas non plus un logiciel hypothétique.

CAS #2 :LE PROJET QUI VA GAGNER LE CHALLENGE SI a), SI b), SI c), SI d)….SI c’est la pleine lune et SI c’est une année bissextile…et si la somme des âges des membres du jury est exactement 254 ans 2 mois et 6 jours.

Laissez tomber les sujets du genre (j’exagère comme toujours) : “On va investir dans la recherche contre le SIDA, avec une cause comme ça on va nous filer des subventions, et si on trouve un vaccin 9et je suis assez confiant), on le commercialise et on est plus riche que Bill Gates (oups Warren Buffet), à nous la gloire, les femmes, et la victoire du Challenge”.
Donc retenez : Il faut que votre projet soit réalisable, et qui plus est à court terme (on va dire premières prestations dans les 12 mois qui suivent le Challenge grossomodo)

CAS #3 :LE PROJET QUI QUI VA GAGNER LE CHALLENGE…A CONDITION D’INVESTIR 3 MILLIONS D’EUROS.

Vos chances de gagner sont d’autant plus grandes qu’il y a moyen de gagner des sous TRÈS RAPIDEMENT, avec un investissement de départ NUL ou FAIBLE (quelques milliers d’euros, voire quelques dizaines de milliers d’euros).

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~
LE PROFIL TYPE DU PROJET GAGNANT
(selon moi)

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

  • Ce projet repose sur un SERVICE INNOVANT.
    Mais encore ? : Innovant ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand t’en parles au public visé, il te répond que c’est génial, limite ça lui fait un sujet de conversation du genre “eh vous savez quoi, ya des potes ils ont sorti un nouveau truc…ouais ouais, et c’est mes potes, c’est bien ein ein , je les connais je les connais…?”. Innovant dans le sens “pour gagner à coup sur le Challenge”, c’est le service qui fait dire aux gens qu’on est trop con de pas y avoir pensé plus tôt tellement c’est évidemment génial (pardonnez mon langage mais il faut être clair); c’est le projet qui fait se dire à quelques riches membres du jury (de facto riches 🙂 ) : “Putain, avec ça ils vont devenir riches ces enfoirés !”.
  • Un BUSINESS MODEL QUI RAPPORTE
    J’entends là : FAIBLES INVESTISSEMENTS, GROS RETOURS.
  • LE PROJET FACILE ET RAPIDE A IMPLÉMENTER (Si les investissements sont faibles ça aide !)
  • Donc typiquement….Un projet dans le Web IT.
    C’est quoi ça ? Par Web IT, j’entends par la quelque chose sur le net, avec comme summum technique un site web à développer, un peu de PHP, de MySQL, allez…peut-être un peu Ajax ou du Web 2.0 (pour être bien pipeau)…et c’est dans la poche.
  • Un service qui touche VRAIMENT un LARGE PUBLIC
    “Large” ça veut pas dire la communauté des véliplanchistes. “mais c’est une communauté importante quand même”… Je salue bien entendu TRÈS chaleureusement les véliplanchistes de France et de Navarre…mais désolé, la ça passe pas quoi. Le “VRAIMENT” ça veut dire : Un site web qui vend des mats de planche à voile touche VRAIMENT qui ? pas tout le monde…pas les véliplanchistes…mais les véliplanchistes…qui ont besoin de changer leur mat…et qui ont internet…dans les pays ou la commande en ligne n’est pas exotique…et pour qui l’achat sur le net est plus intéressant qu’un autre moyen de se procurer cet objet. Bon, je pense que vous avez compris l’idée.
  • Un projet à DIMENSION SOCIALE
    Comme pensaient Platon, Aristote, et dans une formule reprise (entre autre) par Spinoza, “L’homme est un animal social”. Les inventeurs de Facebook en conviennent. Par dimension sociale j’entends que l’aspect social de votre idée est un plus non négligeable s’il est bien utilisé, pas nécessairement la base de votre projet, à plus forte raison s’il s’agit d’un service en ligne ! Meffiez-vous des idées de réseaux sociaux sur Internet, à cette date (2008) il est très difficile de s’imposer dans ce marché très saturé et compétitif.
  • Un service qui peut s’imposer et créer une dépendance.
    Pourquoi ça intéresse le jury : L’image que ça donnera à l’INT (Oops, Telecom & Management SudParis..roh…) si vous devenez le prochain Facebook. Et biensur, la dépendance des utilisateurs assure la durabilité du succès de l’entreprise. C’est votre dépendance au savon, au rasoir, à la bouffe et (dans un registre moins joyeux) à la cigarette qui font qu’il fait bon être le CEO d’Unilever ou Carrefour, ou de la British American Tobacco. Il fera également bon d’être son fils, ou son petit-fils, ou son arrière petit fils, ou même son arrière arrière petit fils, etc.

UN JURY A SEDUIRE

Non, remballez le parfum, les vêtements sexy et le sourire bright, c’est pas de ça que je parle. Votre jury va aimer sentir :

  • Que vous avez fait un bon usage des sessions de consultations et de formation.
  • Que vous avez commencé à travailler sur le sujet depuis un petit moment, c.à.d. plus que la semaine officielle du Challenge.
  • L’odeur enivrante de votre parfum sexy ? NON ! Enfin si mais…c’est pas mon propos ici.
  • Que malgré la pression, vous maintenant une attitude agréable (sourire, éventuellement petites jokes) et professionnelle (à l’heure, et bien habillé : business casual pour les consultations, business formal pour les présentations, c’est à dire ça : pour elle, et pour lui).(version sérieuse ici pour ceux et celles que ça intéresse).
  • Que les chiffres et les faits que vous avancez reposent sur des sources sures et disponibles, ou au moins sur des prévisions viables faites avec sérieux et documentables. En gros, c’est le moment ou jamais de garder le pipeau pour votre l’entretien d’embauche avec Devoture ou Accenteam 🙂 (roh je suis méchant là…)

CONSEILS EN VRAC

  • Evitez de faire votre ingénieur de base ou votre manager de base !
    Par exemple, lorsque vous êtes ingénieur et que vous formulez un conseil pour des gens qui vont participer au Challenge, ne dites pas “Le corps humain c’est comme le modèle OSI : Si la couche physique marche pas bien, à quoi bon tenter d’obtenir des choses sur la couche Application ?” mais préférez un langage plus compréhensible du type “Pensez à bien manger et bien dormir pendant le Challenge. A la fin de la semaine ça sera votre force.”
  • Pour ceux qui veulent perfectionner leur Oral Skills : par ici. (Qu’est ce qu’on dit ? “Merci Carl Storz !”).
  • Si votre BP est retenu, pour la présentation, prévoyez les photocopies des slides pour chaque membre du jury. Avec un (petit) emplacement pour les notes à coté de chaque slide. Imprimer en recto simple, et si possible en couleur. Félicitations, Vous venez de faire une très bonne première impression.
  • Prévoyez des slides pour les questions que vous êtes sur d’avoir après la présentation. Même chose pour les sujets que vous n’avez pas eu le temps de balayer en détail. Félicitations, vous venez de faire une très bonne dernière impression.

That’s all folks ! Merci d’avoir lu ce long pavé, j’espère que c’était pas trop ennuyeux. C’est Open Feedback, pensez-y 😉 Allez, bon courage pour le Challenge, que le meilleur (projet) gagne, et envoyez-moi une invitation au Sénat si vous gagnez après avoir lu cet article !

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

LES BONUS

Be Sociable, Share!

4 thoughts on “Challenge Projets d’Entreprendre, quelques conseils

  1. Excellent article ma foi ! Tu vas finir par avoir autant de succès que Loïc le Meur…
    En bon philosophe, j’ai juste relevé une petite coquille : “L’homme est un animal social” est de Aristote et non de Spinoza :-). Il n’est pas trop tard pour modifier ton post, et supprimer le mien, sachant que ton article risque bientôt de devenir une référence.

    YB: L’idée de l’animal social est loin d’être nouvelle en fait. de mes recherches il apparait que l’on attribue largement la formulation du concept a Aristote et Platon. Mais je suis sur que quelqu’un y a pense avant, et ils ont été nombreux à adhérer au concept après, dont Spinoza, que j’ai mis a l’honneur car je l’aime bien moi ce type! Bref, j’ai corrigé et complété l’article. Merci pour tes encouragements !

  2. Plop!

    Très très bon article en effet, j’aime particulièrement la partie “conseils en vrac” ^^
    En revanche, en ce qui concerne les types de recrutements, le copinage n’est pas nécessairement un frein, il suffit que les compétences suivent. C’est même dans ces direction qu’il vaut mieux chercher de mon point de vue. (Ensuite, le copain glandu, je suis d’accord, on le garde pour les parties de PES :p).

  3. Super l’article, j’aime beaucoup. Ça sent l’expérience du challenge.
    C’est sympa de donner tous ces conseils pour ceux qui en ont besoin. Si des équipes se montent à l’INT, je ferai en sorte que cet article soit lu.

  4. J’ajouterai un point très important :

    – l’équipe PartyCast a gagné le Challenge en présentant une technologie qui était absolument techniquement IMPOSSIBLE a réaliser. Cette technologie avait même été validée par des spécialistes qui n’ont pas vu les aspects “impossibles” de la techno. C’est un point très important et qui souligne certains points de Youcef : la techno ne fait pas tout lors du Challenge, c’est la façon dont elle est présenté. Les jurys savent bien que c’est l’idée de départ, la compatibilité avec le marché, le positionnement de l’entreprise et la gestion de la propriété intellectuelle qui font la différence. Et ils ont bien raison car ça a été le cas car PartyCast est devenue une entreprise appelée UbiCast qui a développé une technologie bien supérieure a celle présentée. De même, les ressources nécessaires au démarrage présentées dans le plan prévisionnel étaient bien moindre que celle réellement nécessaires : ceci est un détail une fois de plus.

    Conclusion : vendre un projet et pas une technologie qui ne sera de toute façon pas celle mise en oeuvre si l’entreprise est réellement mise sur le marché (dans 90% des cas en tout cas!).

    En tout cas bravo Youcef pour ce guide! C’est ce site qui constitue de la concurrence déloyale pour ceux qui ne l’auront pas étudié!

    YB: Tanguy, en réaction a “les ressources nécessaires au démarrage présentées dans le plan prévisionnel étaient bien moindre que celle réellement nécessaires” : Comme visiblement tous les projets requièrent plus de ressources que prévu dans les Business Model, je me demande quelle serait la réaction du jury du Challenge ou plus tard de Venture Capitalists (investisseurs) si un budget prévisionnel est présente avec une estimation du coût des ressources nécessaires imprévisibles. Dans la pratique courante ils sont souvent masqués et ventilés sur le budget prévisionnel pessimiste…On pourrait dire pour plus de rigueur que la plupart des budgets IT sont en moyenne sous-estimes de X% et retranscrire c, avec adaptation éventuelle en frais imprévisibles.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *